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Acheter un bien immobilier aux enchères du tribunal
Des prix de départ très bas, des règles strictes, et des frais qu'il faut connaître avant d'entrer dans la salle.
La mise à prix n'est pas le prix
La mise à prix est fixée bas, exprès, pour attirer les enchérisseurs. Un appartement affiché à 40 000 € peut partir à 120 000 €. Regardez les ventes récentes du même tribunal pour vous faire une idée : l'écart entre mise à prix et prix final y est souvent du simple au double.
Les frais : comptez 13 à 14 % en plus
Les frais préalables (ce que la procédure a coûté, annoncés avant la vente, souvent 5 000 à 12 000 €), les émoluments des avocats calculés sur le prix, les droits de mutation (6,32 % dans la plupart des départements en 2026), les frais de publication. Sur 200 000 €, cela représente de l'ordre de 27 000 €.
Ce qu'il faut avoir avant la vente
Un avocat inscrit au barreau du tribunal, à qui vous fixez par écrit votre enchère maximale. Un chèque de banque de 10 % de la mise à prix, avec un minimum de 3 000 €. Et un financement déjà bouclé : il n'existe aucune condition suspensive de prêt, et le prix est dû sous deux mois.
Les pièges classiques
Le bien occupé : vous devenez propriétaire, mais faire partir l'occupant prend du temps et de l'argent. C'est écrit dans le procès-verbal de description, lisez-le.
La surenchère : pendant dix jours après la vente, n'importe qui peut proposer 10 % de plus et relancer les enchères.
La visite unique : une seule date, fixée d'avance. Si vous la manquez, vous achetez sans avoir vu.
S'emballer dans la salle : fixez votre plafond à froid, et n'y touchez plus.
Voir ce qui se vend près de chez vous
Information générale, à jour de septembre 2026. Elle ne remplace ni le cahier des charges de la vente, qui fait foi, ni un conseil adapté à votre situation.