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Faut-il un avocat pour acheter en liquidation ?
Souvent non. Parfois oui, et alors c'est la loi qui l'impose. Tout dépend de la façon dont le bien est vendu.
La réponse courte
Il existe trois façons d'acheter un bien issu d'une liquidation, et une seule exige un avocat.
Pour un fonds de commerce, du matériel, un véhicule, un stock ou une entreprise entière, la vente se fait presque toujours par offre écrite adressée au mandataire judiciaire. Aucun avocat n'est exigé : vous écrivez, vous envoyez.
Pour du matériel vendu au marteau par un commissaire de justice (l'ancien commissaire-priseur), vous vous inscrivez et vous enchérissez vous-même.
Pour un bien immobilier vendu aux enchères dans une salle du tribunal judiciaire, en revanche, seul un avocat inscrit au barreau de ce tribunal peut porter les enchères. Personne n'y échappe, professionnels compris.
Pourquoi on vous dit souvent le contraire
Parce que les annonces les plus visibles sont celles des ventes au tribunal, publiées par des avocats, et que des intermédiaires ont intérêt à laisser croire que tout est compliqué. Le mandataire judiciaire, lui, répond directement aux particuliers : c'est son travail de trouver le meilleur acheteur.
Quand un avocat vaut son prix, même s'il n'est pas obligatoire
Quand vous reprenez des salariés : leurs contrats, leur ancienneté et leurs droits vous suivent.
Quand un bail commercial est en jeu : sa durée restante, son loyer et ses clauses pèsent plus lourd que le prix du fonds.
Quand le bien est occupé, en indivision, ou grevé de servitudes.
Dans ces cas, faire relire son offre coûte quelques centaines d'euros et peut en épargner des milliers.
Combien ça coûte, quand il en faut un
Pour une vente au tribunal, les honoraires de votre avocat sont libres : comptez en général 1 000 à 2 500 €, à fixer par écrit avant la vente. S'y ajoutent des émoluments réglementés, calculés sur le prix, partagés entre l'avocat du vendeur et le vôtre. Demandez toujours une convention d'honoraires.
Voir ce qui se vend près de chez vous
Information générale, à jour de septembre 2026. Elle ne remplace ni le cahier des charges de la vente, qui fait foi, ni un conseil adapté à votre situation.